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On a retrouvé François Moncla, le rugbyman rouge

Les photos des neuf petits-enfants, oui. ­Celles de papi du temps où il gambadait en short, non. « Ma femme refuse que le salon se transforme en exposition d’objets de rugby », explique François Moncla. Alors, à Pau, dans la maison conjugale, l’ancien capitaine du XV de France obtempère. A 84 ans,lunette solaire oakley, reste les souvenirs. Et ces deux serre-livres noirs en forme d’éléphant, tout de même. Deux objets rapportés d’Afrique du Sud il y a déjà un demi-siècle. Lire aussi :   XV de France : Lopez préféré à Plisson à l’ouverture pour affronter l’Australie 16 août 1958. L’une des plus glorieuses insurrections du rugby français. Première tournée au pays de l’apartheid, et première victoire (9-5) en test-match face à cette sélection sud-africaine déjà ­experte dans l’art du concassage, à l’Ellis Park de ­Johannesburg : « Des branques !,On a retrouvé François Moncla, le rugbyman rouge, coupe Moncla avec son accent du Sud-Ouest. S’ils avaient pu nous tuer,lunette de vue tom ford,On a retrouvé François Moncla, le rugbyman rouge, ils nous auraient tués. Ils nous plaquaient à retardement. » A 26 ans,persol 0714, le troisième-ligne est alors l’un de ceux qui résistent le mieux à la broyeuse ­ « sud-af’», au point d’être nommé par la suite capitaine de la sélection. Ni Dieu, ni César, ni tribun Ainsi s’achève Le Grand Combat du XV de France,On a retrouvé François Moncla, le rugbyman rouge, immortalisé dans un livre de Denis Lalanne, envoyé spécial pour L’Equipe. Bilan : deux test-matchs ­contre l’Afrique du Sud (une victoire, donc, et un match nul), mais aussi huit autres rencontres ­contre des provinces locales tout aussi philanthropes. « Quand j’ai vu l’hécatombe de copains blessés en cours de tournée, je me suis fait un serment ­là-bas : si je rentre entier en France, j’irai communier le matin du baptême de mon fils. » Lire aussi :   Rugby : la lente révolution du XV de France Sain et sauf, le vétéran (31 matchs en sélection) suit encore aujourd’hui tous les matchs du XV de France à la télévision. Et si possible avec du « thé » voire quelques gouttes de « whisky », pour faire de lui « le plus heureux des hommes ». Depuis son Béarn natal,On a retrouvé François Moncla, le rugbyman rouge, Moncla a assisté le week-end dernier à une autre « hécatombe », celle de ses lointains successeurs face aux rugueux Samoans. Et il regardera, ­samedi 19 novembre, les Bleus de Novès face à l’Australie,On a retrouvé François Moncla, le rugbyman rouge, puis face à la Nouvelle-Zélande une semaine plus tard. Mais, dans le salon,lunette oakley cyclisme, peu de chances qu’il s’agenouille sur le prie-Dieu à la mi-temps – « il appartenait à la grand-mère de ma femme »,On a retrouvé François Moncla, le rugbyman rouge, ancienne institutrice. Lire aussi :   Rugby : le XV de France écrase les Samoa en laissant des plumes Malgré une enfance catholique, François Moncla a un tout autre credo dans la vie. Ni Dieu, ni César, ni tribun. « François les bas bleus » – son petit surnom d’alors – est en réalité un rouge. L’homme d’un seul syndicat,guess solaire, la Confédération générale du travail (CGT). Et d’un seul parti, le Parti communiste français (PCF). Le genre à laisser traîner chez lui un exemplaire de L’Huma plutôt que de Midi olympique. Mais aussi, à afficher dans une pièce attenante la photo de Nelson Mandela, symbole de la lutte ­contre l’apartheid. L’Afrique du Sud, encore et toujours. L’octogénaire conserve le souvenir, « choqué à vie », de ce pays ­découvert à l’époque de la ségrégation raciale. « En 1958, Mandela n’était pas encore emprisonné, en France on n’entendait pas parler de l’apartheid. » Sur place, le voyageur blanc comprend vite l’injustice. « On voyait ces serveurs dans les hôtels. Que des Noirs. On voyait aussi ces “boys” qui charriaient tout un tas de choses sur la tête. » Puis ces affiches : « Je commençais à apprendre l’anglais, et je lisais sur les plages les panneaux… » D’un côté,lunettes vue marc jacobs, l’espace des Blancs : « White only ». De l’autre, celui des Noirs : « Black only ». La lutte près des siens La réponse de Moncla, et voilà son mérite,On a retrouvé François Moncla, le rugbyman rouge, dépasse les terrains de rugby. Sur le moment, il y a d’abord ce geste improvisé un après-midi : « Nous attendions devant notre hôtel de Durban. Et là, je prends la toque d’un Noir et je le mets dans son pousse-pousse à ma place pour le promener autour du jardin ! D’autres joueurs feront la même chose. » Une fois de retour, cette résistance en appellera d’autres. A la fin des années 1960,regarder des films gratuitement, l’ex-rugbyman commence à s’investir dans le mouvement antiapartheid, encore minoritaire dans la France du général de Gaulle. François Moncla a aussi milité pour le désarmement nucléaire. En 1982, il se joint à « l’Appel des 100 ». Cent personnalités parmi lesquelles Georges Séguy,On a retrouvé François Moncla, le rugbyman rouge, secrétaire général de la CGT jusqu’en juin de cette année-là, mais aussi le professeur Albert Jacquard et l’écrivain Hervé Bazin. Tous dans les rues de Paris, à l’heure des conflits en Palestine et au ­Liban, pour redire leur attachement à la paix. A l’époque, le cégétiste a déjà arrêté depuis longtemps le rugby. Le militantisme, affaire taboue en Ovalie : « Je n’en parlais pas dans le vestiaire avec mes coéquipiers. On était là pour jouer, pour gagner, et qu’est-ce qu’avait à faire le syndicat là-dedans ? » Moncla le syndicaliste a adhéré à la « cégète » alors que, selon ses souvenirs, il devait à peine avoir « 18 ans ». Plus exactement : depuis son admission à l’école nationale des métiers EDF-GDF de Gurcy-le-Châtel, en Seine-et-Marne, à compter de 1949. Le Béarnais, longtemps compagnon de route, mettra plus de temps à prendre sa carte au Parti communiste. Seulement à partir du « début des années 1980 », se souvient-il. Et encore, il attendra encore quelques années pour annoncer en public cette ­adhésion si évidente que ses camarades de travail s’en doutaient déjà : « J’ai attendu 1986 et le jour de mon départ à la retraite pour le dire devant 1 000 personnes en présence de Georges Séguy ! » « Quand je vois ce que ­devient EDF-GDF, quand je vois les projets de privatiser des barrages hydrauliques, j’ai presque envie de pleurer. » Fidèle au service public, fidèle à l’électricité et au gaz de France, Moncla a une fierté : avoir travaillé toute sa vie dans l’entreprise nationalisée au lendemain de la seconde guerre mondiale. Celle du communiste Marcel Paul, ancien ministre de la production industrielle (1945-1946), avec qui il a déjà parlé « jusqu’à quatre heures du matin » autour d’un repas qui s’éternise. Son dernier poste : responsable palois du secteur clientèle d’EDF-GDF. Lorsque quatre ­nouveaux ministres communistes entrent au gouvernement, après la présidentielle de 1981, « le Parti » aurait pourtant songé à lui comme secrétaire d’Etat aux sports. « J’ai dit tout de suite que je ne m’en sentais pas capable. » Modeste, ce père de trois enfants a plutôt continué à lutter près des siens. « Quand je vois ce que ­devient EDF-GDF, quand je vois les projets de privatiser des barrages hydrauliques, j’ai presque envie de pleurer. » Mais nulle résignation : à Pau, il figurait même au bas de la liste Front de gauche aux élections municipales de 2014. Initiative d’Olivier Dartigolles, conseiller municipal et actuel porte-parole national du PCF. Qui eut ensuite une seconde idée : écrire la vie de son aîné sous la forme d’un livre ­vivant et engagé : François Moncla, récits de vie et d’Ovalie (Arcane 17, 80 pages, 10 euros). Les deux hommes ont présenté l’ouvrage au ­public de la Fête de L’Huma 2016. Depuis, ils continuent leur tournée. Sur la table du salon, deux piles prêtes à être embarquées pour une prochaine séance de dédicaces dans une librairie des environs. « En voiture, j’entends parfois Olivier qui parle avec Pierre Laurent, Marie-George Buffet ou d’autres. Et je lui dis : “Mon pauvre, tu dois jongler !” » Moncla ignore encore, lui, pour qui voter à la présidentielle 2017. Un candidat communiste ? Ou bien Jean-Luc Mélenchon ? Sceptique sur ce dernier, l’ancien rugbyman se laisse encore le temps de trancher. Encore encarté à la CGT (« dans la section des ­retraités ») et au PCF, l’aïeul veut croire à « une jeunesse » qui prenne la relève. Ce dimanche de ­novembre, François Moncla a gardé une chasuble jaune fluo dans sa voiture. Déjà prêt pour une prochaine manifestation. Sur lui, un jogging aux couleurs du Racing Club de France, et un polo à celles de la Section paloise. Ses deux clubs de toujours. Champion national avec l’un (1959) et l’autre (1964), le troisième-ligne vient du rugby amateur. Un rugby qui avait à peine de quoi offrir « l’argent pour des cartes postales » quand on partait en tournée avec l’équipe de France. Et aussi pour de discrets ­serre-livres. Adrien Pécout (Pau, envoyé spécial) Journaliste au Monde Suivre Aller sur la page de ce journaliste

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